Sud Ouest: 500 Personnes défilent pour l’Animal’s Pride

Bordeaux : 500 personnes défilent pour l’Animal’s pride

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Bordeaux : 500 personnes défilent pour l’Animal’s pride
Les manifestants ont traversé le centre de Bordeaux dans l’après-midi © Crédit photo : GEORGES GOBET AFP or licensors

Par SudOuest.fr avec AFP
Publié le 30/09/2018

S’il défend la cause animale, l’organisateur de la marche, Laurent Blanchard-Talou a dit déplorer la vague récente d’attaques contre des commerces de viande. 

Une Animal’s pride (Fierté animale) pour la défense de la cause animale a rassemblé environ 500 manifestants dimanche à Bordeaux, pour sa deuxième édition. Les organisateurs ont pris soin de se distancier de récentes attaques contre des boucheries.

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 © Crédit photo : GEORGES GOBET AFP or licensors

Une quinzaine d’associations d’obédiences diverses – refuges pour animaux, collectif anti-corrida, association contre l’exploitation animale dans les cirques notamment (One Voice), Fondation Bardot, association pro-vegan Vegan Marathon, ou encore le Parti citoyen pour les animaux – étaient associées à la marche, initiative de l’association girondine Vénus, qui recueille animaux abandonnés ou maltraités. 

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Les manifestants, plusieurs dizaines avec leur chien en laisse à leurs côtés, ont traversé le centre de Bordeaux dans l’après-midi, sous un soleil estival. Ils brandissaient des affiches ou scandaient des slogans comme : “Justice pour les animaux !”, “Non à la corrida !”, “N’achetez pas, adoptez !”, “Stérilisez vos chats !” ou encore “Non à l’abattage sans étourdissement !”.

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Dirigeant de l’association Vénus et instigateur du rassemblement, Laurent Blanchard-Talou a dit déplorer la vague récente d’attaques contre des commerces de viande. Ils s’est dit opposé “à toute atteinte aux personnes ou aux biens matériels, et d’une manière générale à tout ce qui peut nuire à la cause animale, ce qui est clairement le cas de ces actions”.

https://www.sudouest.fr/2018/09/30/bordeaux-500-personnes-defilent-pour-l-animal-s-pride-5436308-2780.php?fbclid=IwAR2708i9n6F2JJ0JnwYr0EEjKAlQDtDQjfUYbzIpDHobxtaS3YaAJCc70tI

Wit Fm: les solutions de l’association Vénus pour réduire le nombre d’animaux abandonnés

06 MAI 2019 À 11H59 PAR DIANE CHARBONNEL

Photo d’illustrationCrédit photo : Pixabay


L’association girondine a écrit au gouvernement pour lui demander d’agir contre les abandons d’animaux. Elle propose plusieurs solutions.

« Pourrons nous accueillir tous les animaux qui seront abandonnés cet été ? » C’est la question que se pose Laurent Blanchard-Talou, chargé de communication pour l’association de protection et de défense des animaux Vénus. Depuis le début de l’année, l’association girondine a accueilli 20% d’animaux en plus par rapport à la même période l’année dernière. À l’approche des vacances d’été, durant lesquelles de nombreux animaux sont abandonnés, Vénus a décidé d’écrire au gouvernement. Elle propose plusieurs solutions, notamment la mise en place d’un permis pour détenir un animal de compagnie. « L’objectif est de savoir si le futur propriétaire est apte à s’occuper correctement d’un animal, explique Laurent Blanchard-Talou. C’est un peu ce que nous faisons déjà au sein de l’association. Nous nous renseignons sur le futur propriétaire avant qu’il adopte un de nos pensionnaires. » Vénus demande également l’interdiction ferme et définitive de la vente ou la cession d’animaux sur internet par le biais des sites comme le Boncoin.

https://www.witfm.fr/news/gironde-les-solutions-de-l-association-venus-pour-reduire-le-nombre-d-animaux-abandonnes-13024?fbclid=IwAR1pmoettfPv1oIHcJjjKh0DlRarC6VixUZxRiYaMxe4Y8oYHBJAU1SRvFs

Gironde. Des chiots jetés dans la rivière à Bernos-Beaulac et d’autres dans une poubelle à Langon

Les abandons de portées d’animaux sont fréquents. Des chiots ont été jetés dans une rivière à Bernos-Beaulac (Gironde) et d’autres dans une poubelle à Langon (Gironde).

Publié le 14 Nov 19 à 21:32

Quelques uns des chiots qui ont été jetés dans une rivière à Bernos-Beaulac (Gironde) ont été receuillis et sont soignés en famille daccueil.
Quelques uns des chiots qui ont été jetés dans une rivière à Bernos-Beaulac (Gironde) ont été recueillis et sont soignés en famille d’accueil. (©Association Vénus)

« Alors qu’il se promenait lundi 11 novembre 2019, le long de la rivière du Ciron à Bernos-Beaulac (Gironde), un adolescent découvre des petits chiots qui se débattent dans l’eau. Il y en avait visiblement sept et le jeune homme a réussi à en sauver quatre de la noyade » raconte Laurent Blanchard-Talou, de l’association Vénus (Bordeaux), qui récupère des chats et des chiens abandonnés pour ensuite les proposer à l’adoption.

« Un message a été posté sur les réseaux sociaux et c’est comme ça que l’association a pris contact avec le père de l’adolescent » précise encore Laurent Blanchard-Talou. « Il y a deux chiots supplémentaires car le jeune, qui est repassé mercredi à proximité de là où il avait trouvé les autres, a été alerté par des aboiements dans les buissons, et il est tombé sur deux autres petits, très affaiblis ».

Abandonnés ou tués à la naissance

Les chiots sont très jeunes, ils  ont encore les yeux fermés.
Les chiots sont très jeunes, ils ont encore les yeux fermés. (©Association Vénus)

« Sur les sept, six ont donc été récupérés, mais nous avons peu d’espoir pour la survie des deux derniers. Et pour le septième, dont on n’a aucune trace, avec les températures froides des derniers jours, il doit sûrement être mort à l’heure qu’il est » déplore le bénévole de l’association.

« Le jeune a décidé de prendre soin de deux chiots et de nous confier les autres » indique Laurent Blanchard-Talou. Ils sont partis dans une famille d’accueil, à Pondaurat.

Ces chiots demandent beaucoup d’attention après le choc qu’ils ont subi. On ne sait pas bien quel âge ils ont mais comme ils ont encore les yeux fermés, ils doivent avoir moins d’une semaine. Il faut les chouchouter, les biberonner toutes les trois heures, jour et nuit et s’ils survivent, une fois vaccinés et stérilisés lorsqu’ils atteindront l’âge adulte, ils pourront être proposés à l’adoption

L’association va porter plainte pour acte de cruauté sur animaux de compagnie

Par rapport à cet abandon, l’association Vénus a l’intention de porter plainte auprès de la gendarmerie pour « acte de cruauté sur animaux de compagnie » et affirme que la « Société Protectrice des Animaux (SPA) nationale va faire de même ».

Malheureusement, il ne s’agit pas d’un fait isolé. En témoigne cet autre message, posté sur les réseaux sociaux il y a quelques jours, concernant des chiots retrouvés dans des poubelles à Langon (Gironde).

Noèle Cherpantier, une habitante de cette commune, qui milite pour la protection des animaux, les a recueillis et raconte : « c’est quelqu’un qui passait près de cette poubelle qui a entendu les aboiements. Tous les deux étaient vraiment malades. Je les ai amenés plusieurs fois chez le vétérinaire, à mes frais, mais la chienne est morte. Le chien est quant à lui en soins intensifs mais depuis dimanche il est entre la vie et la mort » s’attriste-t-elle.

Elle confirme que :

Les abandons sont fréquents en Sud-Gironde et on constate de plus en plus que la chatte qui a mis bas est jetée à la rue avec ses chatons

Malgré avoir « alerté à plusieurs reprises les maires des communes, sur la possibilité de réaliser des partenariats avec des associations comme 30 Millions d’Amis ou encore la Fondation Bordeaux qui proposent de stériliser gratuitement les chats errants, mon message reste vain » regrette-t-elle.

Vénus souhaite une loi pour la stérilisation des animaux

Laurent Blanchard-Talou, de l’association Vénus, se désole également de cette situation : « Cet été, nous avons tiré à de nombreuses reprises la sonnette d’alarme concernant toutes ces portées de chiots ou de chatons sauvages, lâchement abandonnés dans des poubelles, en pleine nature ou tués à la naissance… ».

Et de préciser :

En ce moment, l’association reçoit une trentaine d’appels par jour pour des demandes de prises en charge d’animaux. Il est plus que temps que nos politiques fassent le nécessaire. Il est plus que temps de mettre en place des lois pour obliger les particuliers à faire stériliser leurs animaux et obliger les éleveurs à placer les animaux stérilisés. La France est comme toujours en retard sur les autres pays européens en matière de protection animale et notre association n’a par exemple aucun soutien, aucune subvention publique

https://actu.fr/nouvelle-aquitaine/bernos-beaulac_33046/gironde-chiots-jetes-dans-ciron-bernos-beaulac-dautres-dans-une-poubelle-langon-animaux_29405026.html?fbclid=IwAR18ubPPZJ6L27E0Cmvj93rgCzvqx5kUFpeFM6zr4uW27aFuCE2gN2RS2-0

Enquête: Quand les lapins attaquent le parc, les furets contre-attaquent

Des arbres centenaires condamnés
Trop de lapins au Parc Bordelais, c’est en effet le constat fait il y a plus d’un mois par la municipalité de Bordeaux. Selon la mairie, le parc compterait plus de 3000 lapins semi-domestiques. Un nombre conséquent dû à un mélange entre les lapins de garenne historiquement présents sur le site, et les lapins domestiques relâchés par les habitants de la métropole depuis de nombreuses années. « On a eu une année 2018 de tous les records climatiquement avec 9 mois consécutifs assez chaud. De ce fait on a eu une explosion de la population de lapins dans le parc », explique Magalie Fronzes, élue en charge des espaces verts de Bordeaux. Une surpopulation qui nuirait à ce jardin géant de 28 hectares, puisque les lapins seraient à l’origine de nombreuses dégradations sur les arbustes et végétaux du parc. Pour exemple, les dernières plantations faites l’hiver dernier s’avèrent être une catastrophe. En effet 80% des jeunes arbres plantés ont été saccagés par les lagomorphes. Selon le service d’entretien des espaces verts de la commune, les lapins seraient mêmes en train d’attaquer les écorces d’arbres adultes, les rendant malades ou affaiblis. « Ils mangent tout, les jeunes plantations, les bois tendre, et même les écorces des arbres centenaires. C’est grave car une fois l’écorce arrachée, l’arbre est condamné », indique Jean-Christophe, adjoint du chef d’unité du parc bordelais. « Certaines personnes ne se rendent pas compte des dégâts qu’ils causent, mais il vous suffit de faire le tour pour le constater. Un parc classé comme « remarquable » par le ministère de la culture, se transformant en un terrain risqué pour les promeneurs, à cause des nombreux terriers : « ma petite fille qui va souvent jouer au parc a failli se faire une entorse à cause des terriers, ça ne peut plus durer » s’insurge Michel, 69 ans, retraité résidant à proximité du parc.Tronc d’arbre attaqué et protégé par un grillage

Le furet, méthode radicale pour diminuer le nombre de lapins
Afin de réguler la population de ces bêtes à grandes oreilles, la ville a engagé lundi 28 janvier un piégeur professionnel. Celui-ci devrait intervenir deux à trois fois par mois à l’aide de furets domestiques. « Pour la méthode nous n’avons pas eu le choix, celle- ci étant la seule proposée dans l’arrêté préfectoral », souligne Magalie Fronzes, élu en charge des espaces verts. Le furet est ainsi considéré comme le prédateur typique du lapin, il est capable de tuer une bête deux fois plus grande que lui. La méthode mise en place par le piégeur consiste à introduire le furet dans le terrier, afin de faire fuir le lapin à l’extérieur de son habitation où l’attendra un grand tube en ferraille pour le piéger. Il est aussi possible que le furet attrape directement le lapin dans sa course. Cette technique qui date de l’antiquité est appelée furetage. Aujourd’hui elle est utilisée pour la chasse à tir mais aussi à des fins de repeuplement (en attrapant les lapins vivants à la sortie du terrier). « On compte éliminer 2/3 des lapins présents », confie Jean Christophe, adjoint du chef d’unité du parc. « C’est un passage obligé si l’on veut préserver le patrimoine arboré du parc » ajoute t-il. Rappelons que ce lieu historique compte 3000 arbres dont 1000 arbres centenaires protégés.Deux lapins en quête de nourriture

Une extermination entre légalité et illégalité
Cette décision d’élimination des lapins du parc est loin d’avoir fait l’unanimité chez les habitants de la métropole. « Le procédé est vraiment bizarre, ça me choque un peu », confie Anne, 48 ans habituelle promeneuse au sein du parc. Une pétition a d’ailleurs été lancé par l’association de protection des animaux « Vénus » et signé dans la foulée par 7000 personnes. Celle-ci veut ainsi mettre fin au procédé d’extermination mis en place par la ville de Bordeaux. L’adjointe aux espaces vert témoigne de son incompréhension face à cette pétition. « les lapins de garennes sont classés par la préfecture comme nuisible, donc nous avons tout à fait le droit d’intervenir ». Hors la situation est beaucoup plus compliquée. En effet cet arrêté ne concerne que les lagomorphes sauvages, seulement le parc abrite des lapins de garennes et des lapins semi-domestiques. L’abattage des lapins ne peut donc pas être considéré comme légal ce qui pose problème. Pour les associations à l’image de Vénus, Brigitte Bardot ou 30 millions d’amis, le problème réside surtout dans la commercialisation de cette espèce. « La solution que l’on propose c’est une campagne de stérilisation des lapins dans les animaleries bordelaises », indique Didier Talou-Blanchard, président de l’association Vénus. « Cela fait longtemps que nous militons pour la protection de ces lapins. En 1990 la SPA de Mérignac avait proposé de les récupérer afin qu’ils soient mis dans un refuge. Mais Alain Juppé avait refusé », ajoute le président. « La municipalité a longtemps fermé les yeux sur ce dossier et aujourd’hui la situation est plus que dramatique pour ces bêtes et pour le parc. La stérilisation est une solution sur le long terme qui mérite d’être considérée ». Un président qui tient aussi à rappeler le problème de responsabilité des individus par rapport à l’abandon de leurs animaux dans le parc. « Le fait d’adopter un animal n’est pas anodin cela doit être un acte réfléchi, il faut absolument que les personnes redeviennent responsable ». Espérons que la municipalité ne pose pas un énième lapin à ces associations prêtent à tout pour trouver des alternatives plus respectueuses pour la cause animale.

NB : L’association Venus organise un rassemblement pacifique le Jeudi 14 Février 2019 à 11 h devant l’entrée principale du parc Bordelais en partenariat avec la Fondation 30 Millions d’amis.

Mots clefs : Animaux, Bordeaux, Caudéran, Environnement,

Ecrit par Jean Rinaud

https://www.bordeaux-gazette.com/enquete-quand-les-lapins-attaquent-le-parc-les-furets-contre.html?fbclid=IwAR0zNYcI8iPsy0IjAwXnepYUxeKpMaLTAsa3uQL4uZgHtX20mAmCs1x63tc

Vénus, anti-fourrure et contre la maltraitance des animaux

De la tortue au lapin, en passant par des animaux sauvages (chevreuil, fouine…), l’association Vénus, initiée par Laurent Blanchard et Didier Talou, se démène pour trouver des familles d’accueil à des animaux abandonnés. Soutenue par la fondation Brigitte Bardot et 30 millions d’amis, l’association apporte tous les traitements nécessaires aux animaux qu’elle récupère : puce électronique, vaccin, stérilisation…

Ce samedi 9 Janvier, Vénus organise pour la 6e année consécutive une Journée « Sans fourrure », initiée par Fourrure Torture en 2004. En partenariat avec la Fondation Brigitte Bardot et l’Association de lutte contre les maltraitances animales, un stand d’information est installé place Saint-Projet à Bordeaux de 10h à 17h30 pour sensibiliser le public Bordelais contre le lobby de la fourrure. Entretien avec Didier Talou.

Rue89 Bordeaux : Qu’avez-vous prévu pour la journée « Sans fourrure » à Bordeaux ?

Didier Talou : En plus de notre stand place Saint-Projet, une manifestation défilera dans les rues de Bordeaux sous la forme d’un cortège funèbre, avec un cercueil d’un mètre et une couronne mortuaire. L’objectif est de sensibiliser le public à la souffrance animale, notamment aux animaux à fourrure.

Dans les années 90, Brigitte Bardot avait lancé un appel contre l’industrie de la fourrure qui avait été entendu. Cette dernière est aujourd’hui repartie en force avec pour préférée de cette industrie les jeunes. Réservée auparavant à ceux qui en avaient les moyens, aujourd’hui, la fourrure se trouve dans les cols, les doudounes, et à des prix pas forcément très élevés.

Vous avez appelé au boycott du Salon du Chien qui se déroulait du 7 au 8 janvier, pourquoi ?

C’est l’industrie du chiot… Je n’ai rien contre les éleveurs, il y en a qui sont corrects, mais nous recueillons beaucoup, beaucoup de chiens qui proviennent de ces salons.
Mais je pense qu’il faut aussi boycotter les centres équestres. Ceux qui envoient leurs chevaux à l’abattoir, où ceux qui les exploitent d’une manière incroyable. On a souvent déposé plainte pour maltraitance de chevaux. Ces centres s’occupent très mal des animaux.

Avez-vous une idée du nombre d’abandons ou de maltraitance ?

Nous n’avons pas de chiffres. Mais nous recevons énormément d’appels. Cet été il eut beaucoup d’abandons, tout comme pour les fêtes de Noël. Nous n’avons pas un refuge et nous ne pouvons pas garder tous les animaux. Le temps de s’en occuper et il faut leurs trouver une famille d’accueil.

Comment sensibilisez-vous les gens ?

Nous avons de la documentation pour les enfants. Nous avons aussi des documents avec des images très dures comme celles d’un génocide de chiens qui a eu lieu en Roumanie. Nous avons organisé une journée nationale de mobilisation autour de cet événement et certains ont été choqués par l’image d’un chien avec une balle dans la tête et du sang.

Effectivement, c’est choc, il faut le reconnaître. Le père d’une fille était très mécontent par notre méthode et ne trouvait pas les mots pour rassurer sa petite. Ça m’a fait mal au cœur.

Une autre était également très choquée mais voulait comprendre. Je lui ai expliquée, avec des mots simples. Elle est repartie rassurée, parce qu’elle a eu des réponses.

Ce jeudi 14 janvier, vous serez encore une fois devant le cirque Arlette Gruss place des Quinconces. Qu’allez-vous faire ?

Sensibiliser, distribuer des tracts. Le cirque Arlette Gruss, c’est la Rolls-Royce du cirque. Mais je pense qu’un éléphant ou un lion n’a pas sa place dans une cage. C’est contre nature.

J’ai vu des cirques avec des chiens, des chats, et ça ne me dérange pas. On sent qu’il y avait de l’amour entre le chien et le propriétaire. Mais quand un éléphant balance sa tête, c’est un trouble du comportement. Ce n’est pas normal.

Est-ce que vous ciblez des entreprises ou des personnes avec vos actions ?

Non, pas du tout. S’il y a un problème, on s’adresse à la Police. On dépose plainte mais la justice est lente… Il nous arrive aussi d’avoir des problèmes avec les policiers eux-mêmes.

Récemment, nous avons été contacté par une femme qui avait vu un chien se faire renverser au Cap Ferret. Elle a appelé la police et celle-ci a enterré le chien. C’est illégal ! On a du faire pression pour que la police déterre le chien et le porter à une clinique vétérinaire. Le personnel de la clinique nous a informé que ce n’était pas la première fois. Nous avons alors adressé un courrier au maire de Cap Ferret.

En août 2014, j’ai participé à une action citoyenne dans une arène pour empêcher le déroulement d’une corrida. J’ai été agressé et eu une fracture du bassin et une fracture de la tête radiale. C’était d’une violence extrême.

Quels sont vos liens avec la fondation Brigitte Bardot ? Partagez-vous les prises de position politiques de sa fondatrice ?

Nous sommes bénévoles à la fondation Bardot et nous sommes souvent accusés d’être des extrémistes du Front National ou autre. Je tiens à souligner que nous sommes apolitiques, même si la protection animale peut être un sujet politique. Les Verts de Bordeaux devaient s’associer à nous pour l’événement, mais se sont désistés à cause de la présence de la fondation Brigitte Bardot. On a également été boycotté à Bordeaux par des associations dans le cadre d’une journée vegan pour les mêmes raisons.

Pourtant la Fondation en elle-même est apolitique, elle accueille des personnes de tous bords. Les prises de position politiques de Brigitte Bardot sont en son nom. Personnellement, j’aime beaucoup Brigitte Bardot et ce qu’elle fait, mais je n’adhère pas à ses idées politiques.

Propos recueillis par Alexandre Sellem

Mérignac: Abandonné dans une caisse de transport, le chien “Titi” reprend des forces

Récupéré mercredi par l’Association Vénus, le chien retrouvé grâce à une véritable chaîne de solidarité sera bientôt en quête d’une nouvelle famille

“C’est épouvantable”, “c’est un acte lâche”, “condamner ainsi un animal, c’est écoeurant”. Didier Talou-Blanchard, président de l’association de protection animale, “Vénus” ne décolère pas. Mercredi après-midi, “Titi” un petit mâle croisé de Jack Russel, sans doute âgé de moins d’un an, a été confié provisoirement à son association grâce à une véritable chaîne de solidarité. “Ces élans du cœur fortifient”, confie-t-il. 

À la recherche de l’animal perdu

Mardi, une caisse de transport d’animaux a été repérée vers la rue Archimède à Mérignac. À l’intérieur se trouvait un chien apeuré. Par le bouche à oreille et les réseaux sociaux, l’information a circulé. Mais quand une jeune femme est venue vérifier sur place, le chien avait disparu et la cage était ouverte. Plusieurs personnes se sont alors lancées à la recherche de l’animal dans les rues où il aurait manqué de se faire écraser. Méfiant, il ne se laissait pas approcher. Il a fallu le coincer dans l’entrée du local de foot en salle pour le récupérer sain et sauf. Le bout de corde qu’il avait autour du cou et qui l’étranglait lui a été ôté.

S’est alors posée la question d’une famille d’accueil pour la nuit. Ses “sauveuses” se sont alors tournées vers Vénus. La véritable association Vénus, car le logo fait actuellement l’objet d’une usurpation à des fins lucratives.

Craintif, bourré de puces et affamé à son arrivée

“Il est arrivé craintif, stressé, avec des tiques et des puces, affamé, une tendance à montrer les crocs et, autour du cou, la trace d’un lien trop serré”, témoigne Didier Talou-Blanchard. “Le premier soir, on ne lui a rien demandé. “On l’a installé chez nous, avec les autres chiens, il a pu dormir et commencer à se détendre.

Jeudi le comportement de “Titi”  _l’association a gardé ce spontané prénom d’emprunt_ a changé. “Il a dormi à mes pieds, a posé sa patte sur mon genou. Je lui ai donné un bain et l’eau tiède lui a fait du bien. Il n’avait pas l’air d’avoir l’habitude qu’on s’occupe de lui comme ça”. Depuis c’est un autre “Titi”. Plus vif, notamment envers les chats et les lapins, et plus câlin. Il a d’ailleurs eu droit à une véritable séance jeudi soir. “Un animal maltraité qui s’éveille comme ça aux caresses, ça fait chaud au cœur”.

Didier Talou-Blanchard a rendez-vous ce vendredi soir chez le vétérinaire. “Il n’a pas de tatouage mais peut-être a-t-il une puce. Peut-être a-t-il été volé. Il y a un délai dit de fourrière de huit jours avant qu’il soit adoptable”

La mairie et l’association Vénus enterrent la hache de guerre

Dans un esprit de concertation la mairie avait invité à une rencontre avec l’association Vénus appuyée par la Fondation 30 Millions d’amis et la Fondation Brigitte Bardot qui s’étaient jointes à Venus sur ce dossier. Étaient présents à ce rendez vous, Magali Fronzes (Adjointe au maire chargée de la nature en ville et des espaces verts), Didier Talou-Blanchard (Président de l’association « Vénus »), Xavier Loustaunau (Chargé de mission Caudéran pour le cabinet du Maire), Laurent Damignon (responsable des parcs et jardins du secteur), Samuel Lioteau (responsable du Parc Bordelais), Jean-Christophe Vivier (Adjoint au chef d’unité Parc Bordelais), Laurent Blanchard-Talou (chargé de la communication pour l’association « Vénus ») étaient excusés Pierre Lothaire (Maire de quartier Bordeaux Caudéran) et Arnold Lhomme (Fondation 30 Million d’Amis). Dans le Communiqué publié par l’association Vénus 24, rue de Laseppe, 33000 Bordeaux celle-ci note : Entretien plutôt positif et constructif pour l’avenir avec des intervenants à notre écoute. La régulation des lapins n’a pas pu se faire naturellement car les abandons de lapins nains au parc bordelais ont occasionnés une reproduction non contrôlable. Il est malheureusement trop tard pour revenir sur la campagne de régulation mise en place actuellement par la mairie de Bordeaux car les dégâts sur la végétation de ce parc sont considérables et souligne : Cependant, cette dernière souhaite trouver une solution sur du long terme afin qu’une telle situation ne se reproduise plus dans l’avenir et que les lapins puissent vivre comme par le passé dans ce parc.