L’association du mois : Vénus, la petite bordelaise au grand cœur

L’association du mois : Vénus, la petite bordelaise au grand cœur 

  dans Actualités Cause animale  étiqueté association vénus par lagazetteanimale


Chaque mois, La Gazette animale vous propose de découvrir une petite association qui œuvre pour les animaux. A l’honneur ce mois-ci : l’association Vénus, qui fête cette année ses 8 ans.

Laurent et Didier viennent en aide aux animaux abandonnés, perdus ou maltraités à Bordeaux. – © Association Vénus

« Vénus », comme le nom de la « belle et douce » chienne roumaine que Didier et Laurent avaient adoptée auprès de la Fondation Brigitte Bardot. C’est en hommage à leur fidèle compagne à quatre pattes que ces deux bordelais ont décidé de créer, le 23 mars 2007, une association qui porte son nom.

Vénus œuvre pour la Protection et la Défense des Animaux à Bordeaux. Elle s’apprête à fêter son huitième anniversaire. Huit années au cours desquelles Didier et Laurent ont tenté d’apporter leur contribution à la cause animale en venant en aide aux animaux abandonnés, victimes des hommes. « Huit années de joies, de larmes, de stress, de déceptions, de belles rencontres, mais surtout huit années de passion pour les plus démunis », expliquent-ils. Chiens, chats, NAC, mais aussi juments et oiseaux sont ainsi passés entre les mains de ces deux hommes qui s’avouent « de plus en plus sollicités pour des cas de maltraitance et actes de cruauté sur animaux de compagnie ». Des actes contre lesquels ils n’hésitent pas à « déposer systématiquement plainte dans l’espoir de voir évoluer la justice française ».

Les actions menées par l’association Vénus sont variées, et s’articulent notamment à travers des campagnes de sensibilisation : Vénus dénonce les abandons, prône la stérilisation des animaux des particuliers, accuse le commerce de la fourrure, les abattages rituels, la présence d’animaux sauvages dans les cirques, l’hippophagie, la corrida…

Soutenez l’association Vénus : devenez famille d’accueil

Mais ce n’est pas tout : l’association Vénus s’occupe également d’animaux abandonnés, perdus ou maltraités qu’elle place dans des familles d’accueil et tente de faire adopter. Laurent et Didier ont notamment à cœur de « donner une seconde chance aux vieux animaux ou animaux malades ». En 8 ans, Vénus a ainsi permis à des dizaines d’animaux de (re)trouver un foyer. Mais l’association a constamment besoin de familles d’accueil, et avoue en manquer « cruellement ». Pourtant, sans familles d’accueil, les sauvetages sont impossibles.

« Notre association se revendique être une petite association locale et n’a aucune autre prétention que celle d’essayer de faire changer les choses à notre petit niveau », déclarent Laurent et Didier. Alors pour aider ces deux défenseurs des animaux ainsi que tous leurs petits protégés (et ceux à venir), plusieurs possibilités s’offrent à vous : devenir famille d’accueil ou adresser un don à l’association Vénus. Un geste de soutien n’est-il pas le plus beau des cadeaux d’anniversaire ?

> Retrouvez l’association Vénus sur son site Internet et sa page Facebook 

Elisa Gorins

L’association du mois : Vénus, la petite bordelaise au grand cœur

Gironde : à l’approche de l’été, élus et associations alertent sur les abandons d’animaux

Gironde : à l’approche de l’été, élus et associations alertent sur les abandons d’animaux

Dimanche 30 juin 2019 à 19:56 – Par Louise BuyensFrance Bleu GirondeGironde, France

Chaque été, de nombreux animaux de compagnie sont abandonnés par leurs maîtres. Pour lutter contre ce fléau, des parlementaires annoncent le prochain dépôt d’une proposition de loi.

Pearl, deux mois, attend d'être adoptée.
Pearl, deux mois, attend d’être adoptée. © Radio France – Louise Buyens

Ce dimanche, 240 parlementaires ont signé une tribune publiée dans le Journal du dimanche et intitulée “Un animal ne se jette pas“. 

En France, chaque année, 100 000 animaux de compagnie sont abandonnés, dont 60 000 rien que pendant l’été. “Un triste record européen !“, déplorent les élus. Trois Girondins (Pascal Lavergne (député LREM), Véronique Hammerer (députée LREM) et Florence Lassarade (sénatrice LR)) font partie des signataires. Ils annoncent le prochain dépôt d’une proposition de loi pour “en finir avec ces abandons massifs, indignes d’une société civilisée et de notre pays“.

Selon Véronique Hammerer, la loi ne suffira pas, il faut également changer les mentalités et les comportements

“Ce n’est pas la loi qui va faire changer le comportement des gens”

A Bordeaux, l’association Vénus vient en aide à ses animaux. Elle recueille environ 80 bêtes par an et les place dans des familles d’accueil en attendant de les faire adopter.

Edouard a été abandonné puis placé dans une famille d'accueil.
Edouard a été abandonné puis placé dans une famille d’accueil. © Radio France – Louise Buyens

A cause d’un déménagement, après une naissance, ou encore à cause d’une allergie soudaine, les raisons pour abandonner les animaux sont nombreuses et révoltantes pour Didier Talou-Blanchard. Le président de l’association Vénus voudrait que les réglementations en France soient renforcées. “Il faudrait faire des quotas de naissances dans les élevages de chiots et je pense que toutes les personnes qui font reproduire leur chien, si elles ne sont pas professionnelles, devraient être sanctionnées“, explique-t-il. 

Florence accueille 18 animaux dans sa maison.
Florence accueille 18 animaux dans sa maison. © Radio France – Louise Buyens

L’autre problème consiste à trouver des familles volontaires pour accueillir les animaux en attente d’adoption. L’association peut compter sur une dizaine de foyers, dont celui de Florence. Elle habite Eysines et elle est famille d’accueil depuis 19 ans. Elle vit au quotidien avec 18 animaux.

https://www.francebleu.fr/infos/societe/gironde-a-l-approche-de-l-ete-elus-et-associations-alertent-sur-les-abandons-d-animaux-1561915356?fbclid=IwAR15ZqSB4e631a9hohiQ-JrTobSPWn1vOXbTH9z1b-OZUt9rSGy3ITAD8cs

Gironde : soupçonné de mauvais traitements, un éleveur voit ses animaux saisis par la DDPP

Gironde : soupçonné de mauvais traitements, un éleveur voit ses animaux saisis par la DDPP

© Association Vénus
© Association Vénus

La direction départementale de la protection des populations a saisi 142 vaches, appartenant à un éleveur de Puynormand, au nord de la Gironde et  soupçonné de maltraitance. Les associations de défense animale alertent sur le sort de nombreux animaux, toujours en sa possession.

Par MKPublié le 10/03/2018 à 11:08 Mis à jour le 10/03/2018 à 19:01Des moutons morts, empilés les uns sur les autres, un cheval déformé par une hernies, des moutons décharnés, ou présentant des plaies béantes… les photos de l’association de protection animale Vénus font froid dans le dos.

Elles ont selon, l’association, toutes été prises dans l’élevage d’un éleveur de Puynormand dans le nord Gironde.

Au vu des estimations, il avait 3000 ou 4000 animaux sur place. On se demande comment on peut penser pouvoir subvenir aux besoins d’une quantité aussi importante d’animaux“, remarque Laurent Blanchard-Talou , membre de l’association Vénus.


L’éleveur plaide le manque de moyens

L’éleveur, Dominique Massoubre, est connu de la justice. En janvier 2016, une centaine des ses moutons avaient été retrouvés morts. La justice l’avait condamné à ne plus posséder d’animaux, mais Dominique Massoubre a fait appel de sa condamnation.

Aujourd’hui, il se défend de tout mauvais traitements. “A chaque heure de notre vie, nous sommes avec les bêtes et on essaie de faire au mieux; Il est évident que si nous avions plus de possibilités nous pourrions faire beaucoup mieux; Mais ce n’est pas de la maltraitance voulue et consciente.”

Voir le reportage de France 3 Aquitaine 

Gironde : soupçonné de mauvais traitements, un éleveur voit ses animaux saisis par la DDPP

Des vaches saisies et soignées aux frais du propriétaire 

Début mars, saisie par la Direction départementale de la protection des populations DDPP, la justice a ordonné la saisie des bovins de l’éleveur, 142 animaux au total. Confiées à un organisme agréé, elles sont désormais soignées aux frais du propriétaire.


Mais les associations de défense et de protection animale s’inquiètent pour les nombreux moutons, chevaux et chiens qui restent aux mains de l’éleveur et assurent que l’éleveur a déjà été condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires.

La justice et les autorités françaises vont-elles attendre qu’une bonne partie de ses animaux meurent dans des conditions sordides ?“, s’interroge un responsable de l’association Vénus qui appelle à “faire cesser ce carnage“.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/gironde-soupconne-mauvais-traitements-eleveur-voit-ses-vaches-saisies-ddpp-1437941.html?fbclid=IwAR1hSC_tA8w59Wl9NN2XpcwuRqk2n1fySITPp0vP3p-MjAlUrgGNF5J_09M

France Inter: Un été catastrophique pour les abandons d’animaux

Un été catastrophique pour les abandons d’animaux

par France Inter avecFrance Bleu publié le 6 août 2016 à 11h11

Les abandons d’animaux de compagnie se multiplient cet été et les associations de protection tirent la sonnette d’alarme.

Le nombre d'animaux abandonnés cet été a littéralement explosé, notamment en Gironde.
Le nombre d’animaux abandonnés cet été a littéralement explosé, notamment en Gironde. © Maxppp / Julio Pelaez

Le nombre d’animaux de compagnie abandonnés cet été a littéralement explosé ces derniers jours, notamment en Gironde. Ce sont les associations de protection des animaux qui le disent et qui tirent au passage la sonnette d’alarme. A Bordeaux de l’association de défense des animaux Vénus, soutenue par la Fondation Bardot, est submergé par les appels depuis le mois de juin.

“Nous recevons en moyenne 10 à 15 appels par jours”, explique Laurent Blanchard-Talou, co-fondateur de l’association. “C’est minimum une bonne vingtaine d’animaux par jour, c’est inconcevable”.

Irresponsabilité des propriétaires

Pour lui, certains propriétaires adoptent une attitude irresponsable et ne comprennent pas ce que c’est réellement que d’avoir un animal de compagnie. Mais il dénonce aussi une législation beaucoup trop laxiste à ses yeux. Pour lui, l’une des solutions, c’est de pénaliser beaucoup plus sévèrement le délit d’abandon, actuellement une amende maximale de 750 euros.45 sec

Laurent Blanchard-Talou, co-fondateur de l’association de protection des animaux Vénus

Par Florence Pérusin

Wit FM: Bordeaux : une pétition pour s’opposer à l’extermination des lapins du Parc Bordelais

Bordeaux : une pétition pour s’opposer à l’extermination des lapins du Parc Bordelais

   04 FÉVRIER 2019 À 09H58 PAR DIANE CHARBONNEL

photo d’illustrationCrédit photo : Pixnio


L’association bordelaise Vénus a lancé une pétition en ligne pour s’opposer à l’extermination des lapins du Parc Bordelais qui, selon la mairie, saccageraient les arbustes et les végétaux.

Les lapins prolifèrent dans le Parc Bordelais. Selon la mairie de Bordeaux, près de 3 000 petits mammifères seraient désormais présents. Problème, ils saccageraient les arbres, les arbustes et les végétaux des 28 hectares de jardin. Ils seraient même devenus le cauchemar des agents d’entretien des espaces verts. Pour réguler cette population, la mairie fait désormais appel à un piégeur qui chasse les rongeurs à l’aide d’un furet. Il devrait intervenir dans le parc jusqu’en avril, le but n’étant pas d’éradiquer les lapins, mais de réduire leur nombre.

L’association de protection des animaux Vénus a décidé de se mobiliser contre cette extermination. « Ce sont les particuliers qui sont responsables de cette prolifération. Ils achètent des lapins en animalerie et s’en débarrassent une fois qu’ils s’en sont lassés », explique Laurent Blanchard-Talou, chargé de communication pour l’association. « Commençons par interdire la vente en animalerie de ces animaux avant de vouloir les exterminer », ajoute t-il. L’association a lancé une pétition en ligne qui a déjà recueilli plus de 5 000 signatures.

https://www.witfm.fr/news/bordeaux-une-petition-pour-s-opposer-a-l-extermination-des-lapins-du-parc-bordelais-11253?fbclid=IwAR1jOA_xcmzH1UvSNWicxTUJOqKpHv4wdlBAkjSeiDje7qRRqIku8d5EN0M

Europe 1: Bordeaux : une “Animal’s pride” rassemble un demi-millier de marcheurs

Bordeaux : une “Animal’s pride” rassemble un demi-millier de marcheurs

 18h26, le 30 septembre 2018

Une quinzaine d'associations, d'obédience diverse, étaient présentes dimanche à Bordeaux.
Une quinzaine d’associations, d’obédience diverse, étaient présentes dimanche à Bordeaux. © AFP

Une marche pour la défense de la cause animale a rassemblé 500 personnes dimanche, à Bordeaux.

Une Animal’s pride (Fierté animale) pour la défense de la cause animale a rassemblé environ 500 manifestants dimanche à Bordeaux. Une marche dans sa deuxième édition, et dont les organisateurs ont pris soin de se distancier de récentes attaques contre des boucheries.

Plusieurs associations présentes. Une quinzaine d’associations d’obédience diverse – refuges pour animaux, collectif anti-corrida, association contre l’exploitation animale dans les cirques notamment (One Voice), Fondation Bardot, association pro-vegan Vegan Marathon, ou encore le Parti citoyen pour les animaux – étaient associées à la marche, initiative de l’association girondine Vénus, qui recueille animaux abandonnés ou maltraités.

“Justice pour les animaux”. Les manifestants, plusieurs dizaines avec leur chien en laisse à leurs côtés, ont traversé le centre de Bordeaux dans l’après-midi, sous un soleil estival. Ils brandissaient des affiches ou scandaient des slogans comme : “Justice pour les animaux !”, “Non à la corrida !”, “N’achetez pas, adoptez !”, “Stérilisez vos chats !” ou encore “Non à l’abattage sans étourdissement !”.

Dirigeant de l’association Vénus et instigateur du rassemblement, Laurent Blanchard-Talou a dit déplorer la vague récente d’attaques contre des commerces de viande. Ils s’est dit opposé “à toute atteinte aux personnes ou aux biens matériels, et d’une manière générale à tout ce qui peut nuire à la cause animale, ce qui est clairement le cas de ces actions”.

Europe 1

Par Europe1.fr

https://www.europe1.fr/societe/bordeaux-une-animals-pride-rassemble-un-demi-millier-de-marcheurs-3767897?fbclid=IwAR0h81F5aEy1nQ1xKEmLGzvb8XFW6FqbIWIRpAFfHA145bsa0Am8GKhWR1A

Rue89 Bordeaux: La corrida comme tradition à La Brède, les anti voient rouge

La corrida comme tradition à La Brède, les anti voient rouge

Samedi 24 juin, La Brède organise sa corrida pour la 20e année consécutive. Si les afficionados sont attendus nombreux, les anti-corrida feront aussi le déplacement. Par Aline Chambras publié le 23/06/2017 à 16h00

Si Bayonne ou Dax peuvent se targuer d’une histoire de corrida vieille de plus d’un siècle et d’arènes en dur, ce n’est pas le cas de La Brède : ce n’est qu’en 1997 que cette commune, située à 18 km au sud de Bordeaux, se lance dans le spectacle taurin, quitte à installer tous les ans, au mois de juin, des arènes mobiles qui peuvent accueillir jusqu’à 4000 personnes.

Le projet émane de la municipalité dirigée depuis 1995 par l’avocat Michel Dufranc (RPR, puis UMP et LR) dont la passion pour la culture taurine n’est pas un secret. Il est d’ailleurs l’avocat de l’Observatoire National des Cultures Taurines. A la traditionnelle fête de la Rosière, qui se perpétue depuis 1824 à La Brède, aux environs du solstice d’été, le maire décide donc de greffer une féria avec corrida. Un choix qui confère à La Brède le statut de ville taurine la plus septentrionale.

Contacté – plusieurs fois – par Rue89 Bordeaux, Michel Dufranc n’a pas souhaité donner suite à notre demande d’interview.

Manifestation contre la corrida à La Brède (© Vénus)

Colère des anti

En habillant sa ville de l’habit taurin – La Brède fait d’ailleurs partie de l’Union des Villes Taurines de France –, Michel Dufranc a déclenché la colère des anti-corrida qui organisent dans la commune, ce samedi, comme chaque année depuis 20 ans, une manifestation pour protester contre les pratiques tauromachiques. Cette année, rendez-vous est donné samedi 24 juin à La Brède à 16 heures, quelques heures avant la corrida prévue à 18h.

Les associations organisatrices, l’association de protection et de défense des animaux Vénus et le Comité radicalement anticorrida (CRAC), attendent une centaine de manifestants. Et beaucoup de CRS. Depuis 2014, année où une cinquantaine de manifestants avaient tenté de pénétrer dans les arènes, les anti-corridas sont tenus à distance des aficionados.

« Ça me fait rire quand le maire parle de tradition, La Brède n’a pas de tradition tauromachique, lance Laurent Blanchard-Talou de l’association Vénus. C’est juste lui qui a décidé d’implanter cette pratique dans sa commune. Et puis même si c’était une tradition locale, est-ce une raison pour ne pas vouloir qu’elle cesse ? A une autre époque, la traite négrière était aussi une tradition bien heureusement abolie depuis des décennies ! »

« Il faut se débarrasser des ces pratiques moyenâgeuses, s’emporte Anne Caron du CRAC qui participe à toutes les manifestations contre la corrida de La Brède depuis 1997. Le maire tient tête alors même que nous voyons bien que de plus en plus de gens en ont marre de ces pratiques. D’ailleurs nous avons lancé une pétition il y a un mois, suite à de nombreux courriers de gens nous disant leur ras-le-bol de la propagande tauromachique distillée par le journal Sud Ouest. Et puis si vous y allez samedi, vous verrez bien que la plupart des spectateurs ne sont pas des gens de La Brède mais des gens qui viennent des Landes, de Nîmes… »

Tout le budget culture dans la corrida

« La corrida ce n’est pas une fête pour les Brédois » assure Bernard Capdeville. Le pharmacien installé à La Brède ajoute que « de toute façon ici nous sommes en Guyenne, pas en Gascogne, il n’y a pas de tradition taurine ».

Du côté de l’office de tourisme, on tente mollement de dégonfler les polémiques et se félicite « qu’il y ait quelque chose, ça fait une animation sur la commune ». Un avis partagé par certaines associations locales. « Oui, ça draine du monde », affirme Antoine Gomez, le président du Football Club de La Brède, avant de reconnaître qu’à titre personnel il n’est pas fan de corrida.

« C’est vrai, ça nous amène des clients, mais ça nous emmerde parce que c’est pour de mauvaises raisons, s’agace Christine Mallet, boulangère à La Brède et résolument anti-corrida. Et puis tout le budget culture passe dans la corrida. »

Une affirmation impossible à démontrer puisque la mairie refuse de communiquer sur le sujet. Pourtant à en croire l’association des élus (de gauche) d’opposition, l’organisation de la corrida coûte effectivement plus d’argent à la commune qu’elle ne lui en rapporte :

« Dans notre ville, nous avons un vrai problème de transparence dans les comptes publics, commence Marie-Claude Richer, élue d’opposition depuis 2001, mais en 2013 nous avons réussi à obtenir en commission animation des chiffres relatifs à la fête taurine, depuis non, nous n’avons plus aucune visibilité sur cet événement. »

Opération déficitaire

Les donnés, consultables ici, montrent qu’entre 2010 et 2012, les dépenses liées à la corrida sont en fortes hausses (+ 3500 euros, ce qui porte la note pour la Ville à 64000 euros), alors même que les recettes déclinent (de 55 500 euros en 2010 elles passent à 49 500 en 2012) ce qui occasionne donc un manque à gagner de 16500 euros.

« S’il est normal qu’un weekend de fête coûte de l’argent à une commune, là c’est trop », pointe Marie-Claude Richer.

Pourtant, quand en 2013, les élus de l’opposition demandent au maire s’il compte continuer malgré les déficits constatés, il leur aurait répondu qu’ « une baisse des dépenses pour cette fête n’est pas d’actualité ».

Marie-Claude Richer, n’ira ni à la corrida, ni à la manifestation anti-corrida ce samedi :

« Je préfère quitter la Brède ce weekend. Lors la première corrida, j’avais décidé d’y aller pour voir. J’ai du quitter l’arène au bout de 10 minutes. J’avais des tremblement. Voir ce public avide de ce qui va se passer, je ne pouvais pas. Et pourtant, je ne suis pas opposée à la chasse, je suis fille d’agriculteurs et dans ma famille on tuait les animaux pour les manger… Mais là c’est vraiment un spectacle d’un autre temps. »

La corrida, décrite dans le Code pénal comme étant un délit relevant de sévices graves et actes de cruauté sur des animaux, a d’ailleurs été radiée de l’inventaire du Patrimoine immatériel de la France en 2016.

La corrida comme tradition à La Brède, les anti voient rouge

France Bleu Gironde: Abandon d’animaux : un été catastrophique en Gironde

Abandon d’animaux : un été catastrophique en Gironde

Lundi 1 août 2016 à 19:31 – Par Florence PérusinFrance Bleu GirondeBordeaux, France

Depuis le début de l’été, les associations de défense des animaux comme Vénus, créée à Bordeaux en 2007, enregistrent une explosion du nombre d’abandons.

L'association bordelaise Vénus croule sous les appels depuis le mois de Juin
L’association bordelaise Vénus croule sous les appels depuis le mois de Juin – Vénus

Le portable de Laurent Blanchard-Talou n’a jamais autant sonné que cet été. Ce Bordelais, engagé depuis presque 10 ans maintenant en faveur de la cause animale à Bordeaux, par le biais de l’assocIation Vénous, soutenue par la Fondation Bardot se dit d’ailleurs scandalisé.

Si nous devions accepter tous les animaux pour lesquels on nous appelle, on en serait actuellement à une vingtaine par jour, c’est totalement inconcevable!

Pas assez de stérilisation ni de répression

Parmi les raisons qu’il avance, l’irresponsabilité des propriétaires d’animaux, qui bien souvent n’imaginent pas le coût d’un animal domestique. Par ailleurs, beaucoup de propriétaires ne prennent pas le soin de stériliser leurs animaux, notamment les chats, qui prolifèrent ensuite très rapidement. Et puis le responsable en colère dénonce aussi une législation bien trop laxiste à ses yeux. Actuellement, le délit de maltraitance sur animal est passible d’une amende maximale de 750 euros, mais elle n’est quasiment jamais prononcée.

Il y a 2 ans en Gironde, un chasseur qui ne donnait presque pas à manger à ses chiens à écopper de 10 euros d’amende par animal !

“Il faut absolument des amendes beaucoup plus fortes!”

Pour contacter l’association ou devenir famille d’accueil pour un animal : associationvenus.fr

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/abandon-d-animaux-un-ete-catastrophique-en-gironde-1470072691?fbclid=IwAR0R83zZihUwfNLuaU3eFeRyNZUqOFkGrhKvq4VCTCYZAmg06LThgSCDRns

La première “Animal’s Pride” nationale a eu lieu à Bordeaux

Vidéo. Bordeaux : la première “Animal’s Pride” nationale a eu lieu à Bordeaux

  Lecture 1 minA La UneRendez-Vous De La RédactionInsoliteAnimaux

Vidéo. Bordeaux : la première "Animal’s Pride" nationale a eu lieu à Bordeaux
Des chiens étaient également de la partie. © Crédit photo : E.A.

Par Élie Abergel
Publié le 05/11/2017
Mis à jour à 18h50S’ABONNER

Malgré le froid et la pluie, les défenseurs des animaux ont battu le pavé ce dimanche à Bordeaux. 

“Ouvrez les yeux, fermez les abattoirs !” La première Animal’s Pride de France a eu lieu dimanche 5 novembre à Bordeaux. Organisée par l’association de protection des animaux “Vénus”, cette marche a rassemblé pas moins de 32 partenaires, dont la Fondation Brigitte Bardot ou la SPA.

Une journée importante pour Laurent Blanchard-Talou. “C’est la première fois qu’une Animal’s Pride est organisée en France, c’est une première”. La marche s’est déroulée à Bordeaux entre les Quinconces et la Place de la Bourse. 

Escorte canine

Malgré un dimanche pluvieux, plusieurs centaines de participants ont répondu présents (500 selon les organisateurs), certains même accompagné par leurs chiens.

La manifestation a débuté place des Quinconces.
La manifestation a débuté place des Quinconces.  © Crédit photo : E.A.

C’est le cas des membres des associations « Pattes à l’eau », une association qui entraîne des chiens sauveteurs en mer. Solène est venu avec Riley, son berger australien de 5 ans et demi.

Incidents mineurs Place de la Bourse 

« Nous sommes là pour soutenir l’association Vénus, et défendre les droits des animaux ». Pour elle, la loi française ne va pas assez loin pour défendre les animaux. « Il faut interdire les animaux sauvages dans les cirques pas exemple ».

L'association "Pattes à l'eau" était présente
L’association “Pattes à l’eau” était présente  © Crédit photo : E.A.

Arrivée place de la Bourse, les manifestants ont eu maille à partir avec certains automobilistes. “Nous sommes intervenus rapidement pour ramener le calme, il n’y a eu aucun incidents graves de constatés”, explique un officier de police présent

https://www.sudouest.fr/2017/11/05/video-bordeaux-la-premiere-animal-s-pride-nationale-a-eu-lieu-a-bordeaux-3921256-6095.php?fbclid=IwAR0KjTaFOCR0Wv-_DYptdCeBRzPKgLFanPVkbCq4z3en8JHnWYXu29xG0Ag